Géologie des Pyrénées Catalanes : un patrimoine à valoriser.
Le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes et l’Association GéoPyrène ont mené un diagnostic du patrimoine géologique des Pyrénées Catalanes, avec le soutien du Conseil Général et de la Région. Mené dans le cadre « l’Année Internationale de la Terre » organisée par l’Unesco (l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), ce travail a été présenté à des acteurs du tourisme, des représentants du monde associatif, des gestionnaires d’espaces naturels et des élus locaux le 19 juin dernier à Olette.
Ce diagnostic du patrimoine géologique des Pyrénées catalanes a d’abord permis d’identifier des sites remarquables comme le chaos de Targasonne, les orgues de Saillagouse, les sources d’eaux chaudes, les gisements de fer, de tungstène, de spath fluor ou encore les replats d’altitude. Certaines de ces surfaces d’aplanissement se situent à proximité immédiate de sommets aussi élevés que le Canigou (2784,66 mètres) ou le Carlit (2921 mètres). Ces formations exceptionnelles sont intimement liées à la présence de failles dans la vallée de la Têt et ses alentours.
Le diagnostic a également listé les structures valorisant ce patrimoine géologique. Les réserves naturelles catalanes, les moniteurs de spéléologie et d’escalade, les accompagnateurs en montagne et des réseaux comme la Route du fer du Canigou ou le réseau culturel « Terre Catalane » sont d’ores et déjà impliqués dans la mise en valeur des roches et paysages des Pyrénées catalanes.
De plus, à Dorres, Escaro ou Sahorre, il existe des musées abordant la géologie par le biais de l’exploitation du fer ou du granite. Des manifestations comme la Fête du fer en Conflent ou Géovivante (le programme d’animations de GéoPyrène) mettent également ce patrimoine à l’honneur. Les bains de Dorres, Llo et de Saint-Thomas donnent enfin un formidable coup de projecteur sur les eaux chaudes naturelles.
Au vu du potentiel « géotouristique » des Pyrénées Catalanes, l’étude conclut cependant qu’il est possible d’aller beaucoup plus loin, notamment en valorisant les sites remarquables qui ne le sont pas encore. Mais aussi en renforçant le poids de la géologie dans les muséographies existantes et en faisant le lien entre le patrimoine géologique et les autres patrimoines. Des préconisations de valorisation vont donc être formulées et, à terme, le but est d’inscrire les Pyrénées Csatalanes dans le réseau mondial des « géoparcs » soutenu par l’Unesco. Répartis dans 18 pays du Brésil à l’Australie, ces 57 géoparcs comprennent notamment la réserve géologique de Haute Provence et le Parc naturel régional du Luberon.
Une nouvelle présentation de l’étude aura lieu à l’automne et l’intégralité du document sera prochainement disponible sur le site Internet du PNR.